Quand on a une entreprise, il y a un partenaire avec lequel on va avoir des contacts réguliers et avec qui il faudrait avoir une relation positive et de confiance, c’est le ou la comptable. 

J’ai bien écrit “il faudrait” car ce que j’entends encore trop souvent c’est que la relation avec ce partenaire clé qu’est le comptable est généralement loin d’être idyllique.

Dans cet article, j’avais envie de vous parler des 3 erreurs à éviter afin d’avoir une relation positive avec celle ou celui qui devrait être un de vos alliés de choix pour mener à bien votre entreprise.

 (note : pour simplifier l’écriture je vais garder pour une fois le masculin pour le comptable. Il est bien entendu que les problématiques sont valables pour les femmes aussi… Le reste sera au féminin comme pour les autres articles. Cela fera un petit équilibre des genres 😉

1ère erreur :  se dire que c’est le comptable qui va gérer la partie financière de l’entreprise

Et non ! Le comptable s’occupe de la comptabilité mais n’est pas responsable de la gestion financière de votre business. Et pourtant, c’est malheureusement ce que beaucoup pensent.

Il y a en effet souvent confusion entre comptabilité et gestion. Avant d’aller plus loin, petit rappel donc :

Gestion ≠ Comptabilité 

La comptabilité est un système d’organisation des données financières d’une entreprise et une discipline qui permet de fournir un état de la situation financière de l’entreprise.

Elle est obligatoire et utilise un cadre légal et réglementaire. La comptabilité fournit de l’information, qui est classée et organisée selon des normes que toutes les entreprises doivent respecter pour présenter leurs comptes.

La comptabilité est nécessaire, et obligatoire, mais n’est pas suffisante.

La gestion n’est pas aussi formalisée que la comptabilité. Mais elle s’appuie, entre autres, sur l’information fournie par la comptabilité et permet l’analyse, la simulation, la prévision, le contrôle et la prise de décision !

La gestion est essentielle dans une entreprise (quelle que soit sa taille); elle aide à piloter l’activité grâce à différents outils et son but est de mener à bien les objectifs de la société, qu’ils soient financiers, sociaux ou autres.

Le comptable est responsable de la comptabilité et la cheffe d’entreprise est responsable de la gestion de l’entreprise.

Chacun a donc un rôle bien spécifique, même si les activités de l’un et l’autre s’ont parfois fortement interconnectées.

Le rôle de la cheffe d’entreprise

A côté de toutes les activités qu’elle fait pour servir ses clients (quand elle a sa casquette d'”artisan”), la cheffe d’entreprise (quelle que soit la taille de celle-ci) doit également mettre deux autres casquettes :
– Celle de l’entrepreneure qui détermine la vision et la stratégie de l’entreprise
– Celle de la manager, qui va planifier et exécuter cette stratégie et faire en sorte que les objectifs fixés soient atteints.

Le rôle de gestionnaire fait partie de ces deux casquettes.

Il est important de se rappeler que les 3 casquettes sont importantes et qu’il faut donc consacrer du temps aux 3 !

Le rôle du comptable

L’activité du comptable va consister essentiellement à passer des écritures comptables, c’est-à-dire à enregistrer des flux financiers, économiques ou commerciaux dans les comptes d’une entreprise. S’il est expert-comptable, en plus de la tenue de comptes, il va aussi réaliser des prestations dans des domaines tels que le droit fiscal, le droit social, etc.

A côté du passage des écritures comptables, le comptable va également faire la vérification de toutes les opérations passées, préparer le bilan annuel et s’occuper du traitement des obligations fiscales (déclarations, etc.)

Ces prestations comptables les plus courantes permettent donc à l’entrepreneure d’être en règle avec la loi et de disposer des données indispensables pour évaluer la santé financière de son business.

Un comptable professionnel peut également proposer des prestations de conseil : conseil fiscal pour la société ou pour sa dirigeante, conseil en gestion, élaboration d’outils de pilotage sur mesure, etc. Il constitue aussi une aide précieuse lors de la création d’une entreprise : aide à l’élaboration du business plan, à la recherche de fonds, etc.

C’est donc un partenaire clé qui est là pour accompagner et aider la cheffe d’entreprise dans son rôle de gestionnaire, mais pas pour le faire à sa place !

 

2ème erreur – Parler chacun avec son jargon

Dès que l’on possède une certaine expertise dans un domaine, on a vite tendance à parler en utilisant le jargon propre à ce domaine. Et on oublie facilement que l’autre n’a pas nécessairement la même connaissance que nous.

En tant que coach, je suis certaine que vous parlez par exemple facilement de croyances limitantes, de zone de confort, de communication non violente, de blessures, de techniques d’ancrage, etc.

En tant que spécialiste réseaux sociaux ou marketing digital, des termes comme feed, lead magnet, taux d’engagement, followers, SEO, etc. font partie de votre langage quotidien.

En tant que consultante, vous jonglez avec les termes benchmarking, best practices, pitch ou stretch, .. et vous êtes probablement la reine de Powerpoint.

Et bien, le comptable n’est pas fort différent dans son genre….sauf que dans son cas, les termes seront plutôt : bilan, compte de résultats, débit, crédit, compte 55, OD, Winbooks, …

Bref, chacun dans son domaine a un langage propre qu’il utilise aisément en oubliant que ce qui est clair pour l’un est du charabia pour l’autre.

Pour avoir un dialogue positif et constructif, la règle de base de la communication s’applique donc ici aussi : essayer de parler le même langage en adaptant les termes que l’on emploie et d’apprendre un minimum celui de l’autre.

Et pour cela, limiter au maximum les termes de jargon et ne pas avoir peur de poser des questions et de demander des explications quand quelque chose n’est pas clair, d’un côté comme de l’autre.

En analyse transactionnelle (jargon de coach) on appelle cela parler d’adulte à adulte.

Une chose qui en théorie est évidente, mais pas toujours simple au quotidien 😉

Ce qui m’amène à la troisième erreur…

3ème erreur – Ne pas définir les attentes de chacun

Beaucoup de malentendus et de déceptions sont bien souvent dûs à un manque de dialogue entre les deux parties.

Comme dans toute relation, il est important de communiquer clairement, d’exprimer ses attentes, de se mettre d’accord sur ce que chacun attend de l’autre et sur la façon dont les choses vont s’organiser. 

Dans la relation que l’on met en place avec son comptable, c’est la même chose :

  • Prévoyez une réunion de temps en temps pour discuter des différents points, poser les questions et parcourir la situation financière ensemble
  • Définissez une façon de transmettre les documents qui conviennent aux deux parties
  • Décidez des dates d’échéance pour remettre les informations
  • Expliquez chacun vos attentes
  • Etc.

Bref, dialoguez…et vous verrez que le partenariat n’en deviendra que positif !

Et si le dialogue n’est vraiment pas possible, et/ou que vous ne vous sentez pas en confiance, n’hésitez-pas à en changer.

Si, en plus des discussions avec votre comptable, vous avez envie de prendre en main vos finances et la gestion de votre entreprise pour avoir plus de clarté sur votre situation financière et être en mesure de prendre des décisions réfléchies, n’hésitez-pas à venir en discuter avec moi lors d’une séance découverte ! Prenons rendez-vous et discutons-en ensemble.

(*) Je fais le choix conscient d’écrire mes articles au féminin, pas parce que les sujets sont typiquement féminins (bien au contraire) mais parce que j’accompagne principalement les femmes entrepreneures et que c’est à elles que j’ai envie de m’adresser prioritairement. Messieurs, ne passez pas pour autant votre chemin, je suis certaine que le contenu peut tout autant vous éclairer.

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